Elle passe

elle passe coiffée d’algue folle avec son ombre qui va l’amble la brûlure soudain au sommet de mon crâne ! sur le seuil étonné de mes lèvres une bulle garde le secret d’un cri elle passe miroitante à l’enjambée d’ibis et l’urne qui me contient se leste du plomb de l’instant immortel ce qu’elle emporte,…

Camp fire

... reprise d'une chanson populaire, d'une chanson d'amour, par un frère et une soeur dont les voix s'épousent comme des peaux. ... or si sa voix à lui demeure en sa clarté et sa jeunesse mêmes mondaine, sa voix à elle est faite de la matière de l'écho, ample comme l'épaule d'ombre de la montagne…

Quetzalcoatl

    La brise froisse à peine l’ourlet de mon rêve Le silence est ardent A l’Occident fulmine un symbole inconnu Fendant le bouclier riveté de la nuit Dérive magmatique Cuirassé de consonnes un dieu étranger Le feu de ses écailles a fauché les étoiles Et sous le vent de ses plumes s’ébroue Un peuple…

Combien manque

* Combien manque à mon corps ta somme de splendeur l'impossible impalpable indubitable feu qui m’absente à mes jours m'aveugle à leur couleur est-ce la nuit qui déborde ses rives le paradis qui maraude en deçà ? (telle brûlure dans la pulpe du rêve vive plus que tout souvenir) - C'est ainsi que je te…

Blanche

Dans ma tête intermittente une ville dérive blanche Il suffit que conspirent dans un angle ébloui un mur et un rayon : oblique je bute – les jeux sont ainsi faits – à la racine du mystère Dans les éclats de ma chute se lèvent aveugles et prémonitoires des tours au front de phares un…

Optique

Une réflexion venue il y a plusieurs jours, que j'ai laissé filer et peine à retrouver. Plongeon dans le champ par matin de soleil. Octobre défend encore la digue. L'air est tendre. Le regard vague, égaré dans les ondes d'une lumière verte, vive, qui s'abstrait à la vue et s'adresse au toucher. Le sommeil tient…