Shodo 1 – portrait

Divagation après le premier cours de calligraphie (absence manifeste de talent, deux mains gauches). Le visage que renvoie l'écran, pris dans la masse, sourire et paupières fatigués et bouffis, dérangeants, étrangers, réduit-il au mensonge le visage qui m'advient quand j'écris, c'est-à-dire le visage que projette la tension d'écrire sur l'envers de ma face précis, fuselé…

Si

Sur la soie de ta peau sous tes iris de lierre Transhume un flot d'étoiles Si j'afferle une voile Et déploie son appel au mât de mes prières Conduira-t-il ma course au havre des désirs Et si sur ma boussole L'aiguille en vain s'affole Auras-tu l'impatience de me secourir La mer est écheveau de rêves…

Hespérides

Ton visage parle d'Îles Où surnage le Couchant Comme sur leurs rivages L'été perpétuel Il m'entête au passage D'une faim d'ombre douce Il déjoue mes paupières et arrime ma soif Aux étoiles transhumant Immobiles passagères Sur la soie de ta peau sous tes iris de pierre Et que luise trop léger L'orient de ton sourire…