Hespérides

Ton visage parle d’Îles
Où surnage le Couchant

Comme sur leurs rivages
L’été perpétuel
Il m’entête au passage
D’une faim d’ombre douce

Il déjoue mes paupières et arrime ma soif
Aux étoiles transhumant
Immobiles passagères
Sur la soie de ta peau sous tes iris de pierre

Et que luise trop léger
L’orient de ton sourire
Rémanent dans ma nuit éreintée de désirs
Déjà

Tout est scellé

– Par ces archipels nus
Oh, s’il plaisait à Dieu
D’égarer mon salut
Dans le sang du soleil

 

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Variations sur une peau irlandaise (haïkus pour Jay)

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Quitte les côtes d’Erin
Offre-toi ami
A ma plume aimante

Sois mon personnage
Prête ton visage
Que j’y lève un paysage

Tendre peau où glissent
Moires d’ombre et de lumière
Les landes d’Irlande

Ta peau est un jaspe
Où se mirent les nuages
Venus du Ponant

Du front au menton
Neuf cent sept taches de son
Impacts de rayons

Au ciel dérobées
Les semences du Soleil
Fécondent ta peau

D’un doigt minutieux
Des archipels sur ton front
Je suis les rivages

Myriades d’îles
Où naviguent à l’aveugle
Des baisers nocturnes

(Ciel, sont-ce des rimes ?
Les mètres sont à l’envers !
Qu’elle aille au bûcher !)