Ma terre est de franche pauvreté

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Ma terre est de franche pauvreté
où seul croît ce qui tremble au seuil de l’existence

ténu

En héritage
le vent me légua
l’arrière-peau de toute nudité

Mais penche-toi sur ma poussière :
plus qu’en fertile cendre
y palpite la pulpe des saisons de bois vert

Orpheline de mon ombre
je possède midi

 

 

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