Naissances

"La magie du langage" et "l'imagination sans image" sont pour Joséphine Lanesem la double source de la littérature, entendue comme la pratique de la lecture et de l'écriture. L'une, musique ou "bruit" naturel des mots, fait sonner la paroi de l'âme et y éveille des ondes, mouvements et souffles innommés qui nous meuvent ici et…

Je lis

Je lis les poèmes d’une amie dans le petit matin gris sur la couverture deux saules bleus se penchent sous l’arche de leurs pleurs feinte de pluie d’été une lumière vive passe une barrière derrière certainement, un champ un alpage un pâtis un invisible pré toute aile déployée une preuve du vent le petit matin…

Khôlle

A la Maîtresse W. J’ânonnais encore lorsque le diagnostic tomba : Lecture de myope. Mes œillères de sourde frémirent Fossiles de branchies Exsangue sur la civière où bavait son sang D'encre Céline - Louis-Ferdinand - résistait Sans un mot (le croirez-vous) Stoïque ou ahuri A l’égratignement de ma vénération Du démon torrentiel de sa langue…

Ce que sème l’hirondelle

Joséphine Lanesem a lu mon roman encore inédit et a la gentillesse d’en parler dans son blog. Elle a évoqué la première les “lecteurs voyants, poètes de leur lecture, qui créent autant que les écrivains qu’ils lisent, bien qu’autre chose qu’eux”.

C’est avec reconnaissance et une joie toute ronde que je reçois ce témoignage de sa lecture voyante, grâce à laquelle mes personnages poursuivent leur chemin.

Nervures et Entailles

Un livre présage, l’écho d’une révélation à venir, encore confidentiel, un oiseau qu’on se passe sous le manteau. Il lui manque un éditeur. Pour vous le procurer, vous pouvez vous adresser à son auteur : Quyên Lavan. Vous devrez passer quelques épreuves dont je ne peux vous révéler la teneur. Elle tentera, entre autres, de vous décourager en vous disant que c’est trop long (335 pages), que le début est lent et ce passage-là mal démêlé. Il ne faut surtout pas l’écouter.
L’histoire se consacre aux personnages secondaires, à leur grâce particulière d’effacement et d’écoute, à leur solidarité qui fait tenir le monde : « c’est la place du second qui s’avère nécessaire et d’une valeur intrinsèque ; l’émotion se joue dans la relation entre les personnages, la reconnaissance dans toutes ses acceptions, l’interdépendance ».
Le héros, Frankie, est absent ; et tous tournent autour de cette absence, interrogent ce manque, François surtout qui…

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Sur “Je serai ta cage et ta forêt”

Dans un parc, entre des massifs d'euphorbes et un remue-ménage de moineaux, j'ai découvert Je serai ta cage et ta forêt. Ce beau recueil, Joséphine Lanesem l'a composé avec de brèves nouvelles écrites pour ses amis et proches, à partir de mots qu'ils lui ont confiés. Cette façon de faire suivre à l'amour, source de l'écriture,…

Un livre de retour – Isidora

Disclaimer : ce billet va dans tous les sens et nulle part. L'autre jour, j'ai prêté Les Villes invisibles d'Italo Calvino à une personne de ma famille. Il m'est revenu très vite, à moitié lu. A la place, on a pris La Promesse de l'aube (que j'avais moi-même emprunté et pas encore lu). C'était un…

Pour qui écrit-on ?

Dans son blog, Nervures et Entailles, que j'ai découvert récemment avec un vif plaisir, Joséphine Lanesem pose la question qui sert de titre à ce billet. Je vous invite à aller découvrir son billet, et si vous avez la curiosité bien placée, profitez-en donc pour explorer le reste, les photographies rangées sous l'onglet Expériences, les…

Aujourd’hui sur ma table

(En lisant Le Lanceur de dés) Aujourd’hui sur ma table des vers de Mahmoud Darwich : quelques lignes tracées à la lisière du crépuscule par la main qui lance le dé. C’est la voix étonnée des confins récapitulant un long chemin un chant du cygne re-nouveau-né pistant comme on poursuit l’étoile dans le louvoiement de…