Voici Janvier

 

Voici janvier le merle est fou
Ayant trop tôt saigné l’épine
De toute braise nourricière
Voici janvier au ventre creux

Et sous le gui la grive songe
Parfait blason du peuplier
Dans sa livrée de solitude
L’hiver suffit à la beauté

Mais la terre appelle le ciel
A grands signes de branches noires
Et il s’en vient, de loin, perclus

D’épaves et d’espoirs. Et nous
Fouillant le limon de ses rêves
Guettons l’orient des migrations

 

 

 

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