Cité de sable (récit de rêve)

Ils ont des noms dont je ne me souviens plus. Ce petit groupe d’enfants, dont je me suis retrouvée responsable, je dois maintenant le guider hors de cette cité de sable, grandiose, étrangère. Nous glissons le long de hauts murs aveugles, vastes pans d’ocre aux courbes solennelles. Qu’y faisons-nous ? Combien de temps y sommes-nous restés ? Je ne sais plus.

Il me semble qu’au départ c’était simplement une cité historique que nous visitions, ou plutôt une sorte de parc d’attraction historique. Je me souviens de la caisse d’un magasin, où j’explique au caissier, un homme aux cheveux longs, aimable, que je suis un peu inquiète car je me demande où sont les parents de ce petit garçon sauvageon qui s’est attaché à notre groupe. Peut-être travaillent-ils ici ? Mais le caissier remarque que le petit garçon ne porte pas le badge que tous les membres du personnel ont au cou. Lui aussi commence à s’inquiéter. Plus tard le garçon qui a un peu grandi me confie des expériences pénibles dont je ne me souviens plus. Il a fui.

Le parc d’attraction n’en est plus un, c’est une vaste cité dont le contour, le plan, les symboles et les règles m’échappent, la forme urbaine d’un silence inquiétant. Nous y demeurons pourtant quelques temps. Il y a une piscine où j’emmène ma troupe d’enfants – étrangement, très municipale. D’un coup, je ne sais plus pourquoi, je décide qu’il est temps de s’en aller. J’instruis aux miens (mais qui sont-ils ?) de rassembler nos affaires, en veillant scrupuleusement à ne prendre que ce qui nous appartient. Je mentionne des peluches. Certains habitants / employés nous aident à partir discrètement. Nous fuyons et, si nous n’avons pas physiquement secoué la poussière de nos sandales, il me semble que c’était tout comme.

A présent, je constate que résonne en moi une vision – un souvenir – d’Israel quittant l’Egypte.

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