Si lentement

. Si lentement l’été s’en vient Et je peine je peine Sur son rai à enfiler mon pas Les mots se sont éparpillés Graines promises à d’autres contrées - Et ce vent qui cavalier m’érode En familier A mon tour j’essaime le silence : L’aigrette du pissenlit De mon souffle embrumé recevra son plumage Et…

Combien manque

* Combien manque à mon corps ta somme de splendeur l'impossible impalpable indubitable feu qui m’absente à mes jours m'aveugle à leur couleur est-ce la nuit qui déborde ses rives le paradis qui maraude en deçà ? (telle brûlure dans la pulpe du rêve vive plus que tout souvenir) - C'est ainsi que je te…

Juniperus thurifera

Nulle trace de vent. Le feu de l’été assiégeait de cigales le sentier des thurifères. Chaque pas entêtait de rêves la feinte fugue des rochers et, par la plus infime anfractuosité puisant un souvenir d’eau, l’ami genévrier distillait la lumière comme lui toujours jeune - car l’Eternel lui fit la promesse d’infuser son humble bois…

Saisons

La poésie est une activité saisonnière. Non pas en ce qu'elle serait attachée à une saison plus qu'à une autre, mais en ce qu'elle sert de canal à ce que chacune susurre en passant. Comme le jardinage, elle vacille en équilibre sur le dos du temps qui court, attentive à cette note dans le halètement…

L’été

Nous avons eu un mois de juillet animé avec la visite de la famille et des amis. Mes beaux-parents nous ont conduits, ma fille et moi, à Joss Bay. Il fait un soleil à vous rôtir la cervelle. La petite tente que j'ai louée en guise d'abri contre la chaleur, loin de nous apporter un…