Crépuscule d’octobre

Il est presque six heures, sur le chemin du retour. Comme je quitte l'enceinte de la cité - une frontière désormais immatérielle, dont les derniers signes physiques (une pierre carrée, une borne milliaire, le tracé fantôme d'un rempart, la vibration d'un pomoerium) ne sont plus déchiffrables que pour une minorité, et qui pourtant demeure perceptible…

Sur la corniche

L’heure tremble encore de chaleurles éclats de la journée s’embrasent -éclats de rire et d’eau dans la lueuraquatique des platanestoutes les promesses d’une table familiale marbrée du feuillage de l’étéet la roseraie pâlie de soleil, déserte dans le feu de l’après-midiau large de laquelle nous avons croiséL’heure tremble encore de chaleuret la lune plus fine…