Nœud

  Nos gorges ont en partage un nœud dans le bois de l’amour que la saison noircit pensive par les eaux gelées - un nœud comme un bourgeon un bourgeon comme un poing suspendu à mi-route de son explosion    

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Ecrire

Ecrire ? Et quoi ? Aucune question ne loge chez moi Etale comme un lac où ne rôderait pas même la menace de l’ombre, s’il fait beau je suis bleue un silence ébloui et s’il pleut… je ne sais L’hiver je tends l’oreille et le monde se tait L’été le monde crie indistinct et glorieux … Continue reading Ecrire

Je lis

Je lis les poèmes d’une amie dans le petit matin gris sur la couverture deux saules bleus se penchent sous l’arche de leurs pleurs feinte de pluie d’été une lumière vive passe une barrière derrière certainement, un champ un alpage un pâtis un invisible pré toute aile déployée une preuve du vent le petit matin … Continue reading Je lis

Voie

De toi-même tu ne sais rien. A peine l’existence t’a-t-elle effleurée – trop peu pour que tu aies pu te mouler à sa forme. Au je que tu prononces, quelques voix font l’aumône d’un tu. Si d’aventure il te semble y percevoir plus qu’un écho de convention, la curiosité aussitôt te tourmente ; tu brûles … Continue reading Voie

Optique

Une réflexion venue il y a plusieurs jours, que j'ai laissé filer et peine à retrouver. Plongeon dans le champ par matin de soleil. Octobre défend encore la digue. L'air est tendre. Le regard vague, égaré dans les ondes d'une lumière verte, vive, qui s'abstrait à la vue et s'adresse au toucher. Le sommeil tient … Continue reading Optique

Khôlle

A la Maîtresse W. J’ânonnais encore lorsque le diagnostic tomba : Lecture de myope. Mes œillères de sourde frémirent Fossiles de branchies Exsangue sur la civière où bavait son sang D'encre Céline - Louis-Ferdinand - résistait Sans un mot (le croirez-vous) Stoïque ou ahuri A l’égratignement de ma vénération Du démon torrentiel de sa langue … Continue reading Khôlle

Un autre blog

Invitée à partager les textes et en particulier les poèmes qui me nourrissent, j'ai décidé de ne pas charger davantage ce blog et d'en ouvrir un autre, Constellation. Vous y êtes les bienvenus si le cœur vous en dit.

Forest

Will you, ere my demise Let me step inside you Brother oh my forest That on the purple paths love winds into your depths I might once again walk And marvel once again Still flowering your chest The vines of destinies Some glib life would confine to thin dreams But for your breath Nestled under … Continue reading Forest

Mue

Un matin tu te lèves, l’été n’est plus là. Le fond de l’air est blanc. Un voile émousse toute pointe de couleur et de son, une astringence travaille l’espace. Bien que loin de toute campagne, tu perçois dans cette infusion de brume l’haleine des vallons où s’embrasent sans chaleur des rousseurs éphémères. Ainsi se réincarne … Continue reading Mue

Archery

They say you never know Why you love somebody But it is for that time Beyond your time when all Those arrows loosed blind from young hearts overbowed Meet unexpected gold And chime Hear ! the call is coming home Over night-rooted crests Waking deep sullen wastes (oh years for not much gone oh life … Continue reading Archery

Saisons

La poésie est une activité saisonnière. Non pas en ce qu'elle serait attachée à une saison plus qu'à une autre, mais en ce qu'elle sert de canal à ce que chacune susurre en passant. Comme le jardinage, elle vacille en équilibre sur le dos du temps qui court, attentive à cette note dans le halètement … Continue reading Saisons

Westernmost

  Of these westernmost lands My child Will you long remember Between soft folds of velvet green Paler, darker – oh winds’ fancies The silvery song of streams ? With every further step you take Towards shorter summer Its soflty spoken rhyme will fade Its call will sound thinner Yet in the deeper still waters … Continue reading Westernmost