Amont

* plongeons mes tempes vibrent tu me fais remonter la rivière en nous l’embouchure impatiente là-haut la marche-frontière et la source, peut-être, voilée de voix brune déjouant les méandres au zénith des roseaux un oiseau tient amont jusqu'à ce que penche le ciel et parfois au-delà *

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Jane, Paul and the tadpoles

The exceptional weather explains how little I blogged about gardening, in spite of a wild and unrequested desire to share everything that grows on my small plot - I was too busy outside, enjoying each day of sun as if it was to be the last. I can't say I remember such a sunny and … Continue reading Jane, Paul and the tadpoles

Ecrire (2)

J'ai un cours de grec à préparer pour cet après-midi. Je me retourne dans mes draps, j'attends le moment où l'énergie, qui rampe diffuse à ma périphérie, se rassemblera et me jettera hors du lit sans aucun effort de ma part. A quoi bon sommer ma volonté, qui toujours obtempère de si mauvaise grâce que … Continue reading Ecrire (2)

Février

Envie aujourd’hui de poster de nouveau ce poème écrit il y a quatre ans. Contrairement à d’autres que j’ai commis, je l’aime encore. Il faisait clair dans la petite salle où j’attendais mes étudiants. C’étaient de grands garçons qui, bien qu’hésitant encore à devenir des hommes, partageaient dans leur essence l’audace du perce-neige. Avec eux aussi, je jardinais.

In the Writing Garden

Le ciel est tissé de lumière
A travers les champs célestes
Voguent des voiles de fête
Et fusent les flèches solaires

Sous l’obscur velours des paupières
L’incandescence demeure
La forteresse intérieure
Est éventrée – tout est offert

Les secrets que l’ombre resserre
Désirs, songes et pensées
A travers ciel projetés
Se dissolvent dans la lumière

Sur tes iris de métal clair
Tes paumes de pierre polie
Toute tristesse abolie
Je reconnais le printemps vert

Par tous les pores de ma peau
Moi qui oubliais de vivre
Comme au zénith l’oiseau ivre
Je file au son du chant nouveau.

Illustration de Georges Lemoine.
Vous pouvez lire un entretien très intéressant avec l’illustrateur ici.

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Nœud

  Nos gorges ont en partage un nœud dans le bois de l’amour que la saison noircit pensive par les eaux gelées - un nœud comme un bourgeon un bourgeon comme un poing suspendu à mi-route de son explosion    

Ecrire

Ecrire ? Et quoi ? Aucune question ne loge chez moi Etale comme un lac où ne rôderait pas même la menace de l’ombre, s’il fait beau je suis bleue un silence ébloui et s’il pleut… je ne sais L’hiver je tends l’oreille et le monde se tait L’été le monde crie indistinct et glorieux … Continue reading Ecrire