Descendant Forty Acres Road au lever du soleil. Un coup d’oeil dans l’air encore crissant de givre vers les arbres de Pine Tree Avenue.

L’arbre appartient à certaine lumière.

Au bouleau toujours jeune, l’expansion (matin). Au tremble et au peuplier, la suspension (zénith). Au chêne, l’ambre charnelle de quatre heures avec son ombre qui bascule. Au frêne et au sorbier : la révélation (éclat sans âge des hauteurs).
Au pin, qui donne corps au vent, au pin qu’à flanc de mer épouse le ciel et que, las de guerre, lacèrent les embruns, la morsure vermeille du couchant,
stase et passage.

10 thoughts on “L’heure des arbres

    1. Dans mon coeur, oui. Mais malgré mes rêves d’oliviers et de chênes verts, la vérité est que je suis de Lyon et que mon arbre est le platane. Merci de ta lecture !

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  1. Je n’avais jamais pensé à associer une heure à chaque arbre, mais oui, c’est vrai! J’avoue que je ne saurais choisir “mon arbre” ils sont tous beaux et tellement rares et menacés dans ma ville que je les vénère tous.

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    1. Merci Alma de ta lecture ! Tous les arbres sont précieux, c’est vrai. Le platane n’est « mon arbre » qu’en tant que le plus présent dans mon enfance. C’est probablement le cas de la plupart des Français d’un certain âge. 🙂

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  2. Je suis comme Almanito, très frappée par la justesse de votre association entre les arbres et les heures ! Certains n’exhalent leur “âme” qu’à des moments très précis. Je me souviens par exemple que le soir, un peu avant le couchant, convient bien au cyprès.

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