Toulouse en hiver

Toulouse en hiver. On ne m’écrit pas tous les jours quelque chose d’aussi beau. Merci à Guillaume Sire.

Ce qu'il reste des brumes

Pour Quyên Lavan

L’hiver n’est pas l’entrée d’un cimetière. Calme oui, mais il n’est pas sinistre. De même que les volcans éteints ne sont pas morts et ne sont pas moins beaux, de même Toulouse n’est pas morte en hiver mais repliée vers le cœur, à la source des murmures.

Les étudiants se regroupent aux rez-de-chaussée des boulevards et près de la rue des Filatiers — or chargé de la bière, vin chaud de Fronton, sourire carié des bocks.

Rien n’est figé, ce n’est pas l’hiver des pauvres en imagination.
Ce n’est même pas le carême.

Là-bas, les Pyrénées taillent des plaies dans les yeux du marbre.

La Garonne se couvre d’écailles dont s’échappe une buée terreuse.

Les platanes du canal sont fiers et presque russes, eux si fin-de-siècle d’avril à septembre.

Il fait froid bien sûr, il y a le calme, la fin de la nature européenne ; mais…

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Author: Frog

French and Vietnamese, living between England, France, and an often-dreamt Mediterranean, where my heart dwells.

2 thoughts on “Toulouse en hiver”

  1. Un très beau texte, c’est une chance d’en recevoir un d’une telle qualité… Je ne connais pas Toulouse mais ce qu’il en dit en donne une image loin des clichés habituels et j’aime ça…

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