L’île de l’éternel printemps


Cela prend forme. A l’horizon s’échafaudent en toute hâte de menaçants étagements d’anthracite et d’outremer. Et c’est le déploiement – une vaste coulée magmatique qui procède à la conquête du ciel. Ce ne sera pas le simple coup de grain – cette brusque germination de la tempête semblable à l’éveil au désert, sous le baiser de la pluie, d’années de semences en patience. Le mur qui fond sur nous, engloutissant l’espace, fomente un affrontement total – la guerre, et son chapelet de vicissitudes.

L’eau s’amoncelle de toutes parts, prête à s’abattre – bientôt, dans l’amplitude de son embrassement s’étourdiront toutes les directions. Comment, alors, trouver le moyen de se diriger ? Nos cartes sont obsolètes ; astrolabes et sextants restent muets, tout confirme notre proscription du monde connu. Une certitude étreint nos cœurs : nous n’atteindrons pas le rivage.

L’Ile est pourtant dans les parages. C’est elle qui se retranche derrière ces remparts de ténèbres. On la devine glissant sous le souffle encore retenu de l’orage, fluctuation vibratile dans la brume, à peine décelable au sismographe de l’espoir.

“Si les dieux agréent vos sacrifices, ce qu’ils n’ont fait pour personne depuis très longtemps, vous reconnaîtrez sans peine Origo à la forme de sa chaîne de montagnes, ce bombé caractéristique qui lui a valu ses autres appellations : Cistude, Tortuga, Shell Island. Mais l’attrait qui a fait se perdre tant d’équipages lancés à sa conquête réside ailleurs. La voix des poètes, à travers siècles et horizons, la désigne sous le nom d’Île de l’Eternel Printemps. On raconte que les fleurs n’y passent pas en fruits. Rien ne mûrit, rien ne se corrompt ni ne pourrit, rien ne meurt pour que vie s’ensuive. Aucun souffle de vent, aucun passage d’insecte ni d’oiseau ne vient répondre à la sollicitude des fleurs offertes à l’immobilité. Figés dans leur gloire, arbres et plantes drapent les coteaux d’une inoubliable beauté, hiératique et stérile, semblable sous sa polychromie à l’éclat exsangue des altitudes. Cependant, autant vous prévenir, ce spectacle se mérite : avant d’atteindre ce Printemps, il y a un Hiver à traverser. Mais à quoi bon les mots, vous verrez par vous-mêmes.

Les intrépides qui sont revenus – on les compte sur les doigts d’une main, un sur chacun des continents – reçoivent le nom d’Eveillés ou de Bienheureux. Ils n’ont plus besoin de travailler ni de manger, ni même d’aimer : délivrés de l’avenir, ils siègent impassibles sur un trône de béatitude. Qui pose le pied sur Origo est affranchi de tous les questionnements, du premier au dernier.

Certains disent que la multitude des essences présentes dans les forêts prouve que les choses n’ont pas toujours été ainsi. Il fut un temps où la vie se transmit. Ce qui s’est passé ? Qui le sait ? Aucune catastrophe naturelle, quelle qu’en soit la magnitude, ne peut expliquer cette absence de vent, cette rupture du fil du temps… Alors il se dit à mots couverts qu’il y a malédiction. Que la béatitude des Eveillés n’est qu’une hébétude de revenants, que leur âme est désormais la proie de l’Île. Qu’il n’y a de plénitude que celle de l’automne, et de beauté que celle que la Mort marque de son sceau.

Si vous y tenez tant, allez donc à votre tour chercher la clé du mystère. Vous ne serez pas les derniers. Souvenez-vous seulement d’avoir été prévenus.”

Un hiver à traverser, c’est peu de le dire. Nous avons beau avoir cuirassé notre bateau, à faire pâlir le plus forcené des brise-glace, tout craque et se fend, gémit et se rend. Nous tourbillonnons comme flocons dans la bise. Latitudes et longitudes sont nouées comme au jour de la Création, les points cardinaux ont retrouvé leur unité. Ce n’est pas une tempête ordinaire : il y a là une intention palpable. L’idée d’une malédiction ne fait plus ricaner personne, les mieux trempés des esprits-forts ravalent leur angoisse. Pourquoi partir en quête d’Origo ? De quel avenir voulions-nous être déchaînés ? Faudra-t-il périr dépecés par la nuit pour apprendre la douceur de la lassitude, le bonheur d’une vieillesse au coin d’un feu partagé ? Pour avoir voulu fuir une lointaine décrépitude, nous nous sommes tous livrés à la servitude de la terreur.

Il adviendra de nous selon notre aveuglement.


Tentative pour répondre à l’invitation de Carnetsparesseux (dont je recommande chaudement le blog !) de participer à l’Agenda ironique d’avril. Sauf que d’ironie, vous ne trouverez trace (hélas). A moins qu’il y ait ironie du sort dans l’absence d’ironie… Non ? Bon, j’aurai tenté quand même ! 😉 Ayez également, s’il vous plaît, l’amabilité de pardonner le faible taux d’hurluberluitude dans mes mots en -itude (et -tude). 

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Author: Frog

French and Vietnamese, living between England, France, and an often-dreamt Mediterranean, where my heart dwells.

81 thoughts on “L’île de l’éternel printemps”

  1. Me voilà rêveur, entre Calvino, Borges et Saint John Perse. J’aurais bien aimé écrire ce conte terriblement actuel (les deux premiers paragraphes me parlent d’hier soir), mais voilà, c’est autre chose que de bricoler mes billevesées !

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      1. Non, je ne me moque pas du tout ; ce sont bien ces noms là qui ce conte m’a évoqué !
        Et quant au Jules-Grévisse, je me suis rendu compte que j’avais involontairement et précipitamment mélangé le président Jules Grévy et le grammairien Maurice Grevisse 😦
        faute d’avoir vérifié, il va falloir assumer 🙂 !

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          1. C’est vrai ! En l’occurence, c’est plutôt ma mémoire fourre-tout et aléatoire qui m’a offert ce compactus !
            Pour en revenir à votre conte, pour quelqu’un qui disait ne pas avoir le temps d’envisager de risquer de se lancer, ça n’est pas trop mal (là, une goutte d’ironie souriante).
            🙂
            si je peux demander, combien de temps d’écriture pour ce texte ? (le premier épisode du Jules-Grévisse m’a pris deux heures d’écriture et trois jours de rêverie.)

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  2. En allant chercher mes enfants à l’école, hier, je me suis dit qu’il faisait un temps idéal, que j’avais besoin d’écrire quelque chose au sujet des marronniers et des paulownias (à chacun ses lubies !). Alors j’ai pensé à votre invitation, et à une île plantée d’arbres. Et comme Joséphine disait qu’elle attendait aussi une île, j’ai commencé. Ca m’a pris la soirée, j’ai publié après minuit et encore modifié après ça (je ne sais pas pour vous, mais les modifications essentielles ne me viennent en tête qu’une fois que j’ai cliqué sur le bouton “publier”).
    C’est la première fois (depuis les rédactions de l’enfance) que j’écris en essayant de suivre une consigne. Je suis partie totalement au hasard. Après, c’est marrant comme ce sont tjs les mêmes dadas qui reviennent (arbres, temps). L’ambiance de nuit vient de Joséphine et d’une scène que j’ai écrite dans mon précédent projet de roman. Ouh la la, vous n’en demandiez pas tant, désolée, je me laisse aller à ma bavarditude ! 🙂

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  3. Par ailleurs, votre texte est comme toujours plein de clins d’œil, de références, de jeux qui doivent peut-être prendre du temps; le mien n’est pas original. Ce qui prend du temps, je trouve, pour les gens qui écrivent sans idée préalable (comme moi), c’est de faire venir une idée, ou plutôt d’attendre que les mots commencent à en former une. Au début, ce qui émerge est vague, etc. Le temps nécessaire à la préciser, puisque cela ne vient pas de la réflexion mais de l’écriture elle-même, suit donc la naissance des phrases. Au bout d’un moment, je me dis, mais tiens, ne serait-ce pas une idée qui passe sa tête par la porte entrebâillée de ma tête confuse ? , et là je peux resserrer, couper, etc.

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    1. Héhé ! ça fonctionne exactement comme ça pour moi : le vague, l’idée floue sans forme précise (floue, quoi 🙂 ) et puis les premières phrases qui donnent un ton, un cadre, une direction… Là, le temps passe, puis je reprends, voir si ça pétille ou pas, et si ça pétille je continue. Et alors arrivent les références, les blagues et les clins d’oeil, dans un deuxième ou troisième temps. Il faut juste ne pas être pressé.

      Par exemple, l’idée de base du Jule-Grévy, je l’ai eu il y a bien un an en commentant sur un blog ami : une improvisation de 10 lignes que j’ai mis en sommeil et qui s’est réveillée hier midi et qui n’arrête pas de bourgeonner depuis.
      sinon, pour réduire les “modifications essentielles après-publications”, j’essaie de garder le texte en couveuse deux trois jours, le temps de voir où il veut vraiment aller, et s’il est stable ou encore en devenir ; ça n’empêche d’ailleurs pas les repentirs 🙂

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      1. Ah, la patience est une vertu qui m’est étrangère ! Et dans ma tête, l’espace conscient est si exigu que je peux à peine y faire tenir le menu du dîner. Du coup, pour les mots, c’est soit je les écris maintenant, soit ils s’en vont. Je suppose qu’ils doivent revenir parfois, mais je ne les reconnais pas, et les crois tout nouveaux.
        J’aime bien l’expression “ça pétille” ! C’est cela, vos textes pétillent et c’est délicieux. Pour l’instant, mon “mouvement d’écriture”, c’est la plongée.

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        1. Mon précédent commentaire pour répondre au Dodo. Et pour approuver le texte de Frog, que j’aime beaucoup (le texte, pas Frog que peut-être j’aimerais beaucoup aussi mais que je ne connais pas car on n’a jamais gardé les vaches ensemble, et c’est bien dommage car peut-être aurions-nous eu de longues discussions digressives et digestes faisant de nous des amies, c’est possible..).

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          1. Hélas j’aurais eu du mal à garder des vaches, ayant grandi dans le béton d’une grande ville, mais je ne perds pas espoir, cela nous arrivera peut-être (de partager les discussions dont vous parlez et de devenir amies).

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  4. C’est tellement beau et fort. Comme d’habitude face à toi je me sens toute petite. Tu es habitée et je me sens creuse. Mais cette impression, narcissique, passe, passe si vite, car ce que tu écris me dépasse, me sors de moi, c’est tellement réel…

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    1. je repasse par ici pour dire que tout à l’heure je me suis dit (mais quelle phrase mal ficelée !) que c’était idiot : différentes et indépendantes (encore heureux) l’une de l’autre vous êtes aussi jumelles dans l’écriture et la pensée ; enfin, à mon avis, que j’ai trouvé péremptoire, donc gardé pour moi. et puis à lire vos échanges cidsous on dirait que vous pensez de même. Ouf 🙂
      j’attends maintenant vos histoires à quatre mains, bien en peine à l’avance de dire qui aura écrit quoi.

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      1. 🙂 C’est gentil de penser à nous ! 🙂 Nos écritures ont bien sûr des inflexions différentes, et J. est plus intellectuelle que moi (j’aime comme ses images percutent pile au bon endroit – il y aussi ses textes de critique sur l’art dans son blog, qui dévoilent un autre aspect d’elle), mais vous avez raison, il y a des échos profonds, un orientation sympathique, en quelque sorte. Du vécu, aussi, la Méditerranée, la vie à l’étranger avec un étranger, Paris. Et voilà que je raconte ma vie, pardonnez-moi. Vivement les aventures du Jules-Grevisse !

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      2. Oui, il y a une gémellité, et aussi un jeu avec elle, un plaisir à la cultiver en nous écrivant et réécrivant.
        Je trouve chez Quyen une épaisseur du vécu et une symphonie sensorielle que je n’ai pas, je vais tout de suite à l’essentiel, au fond des choses, ce qu’elle appelle mon intelligence 🙂 (coucou Quyen qui me lit, désolée, c’est malpoli de parler de toi à la troisième personne) J’envie sa patience attentive et réceptive qui lui permet de dérouler le monde. Encore trop d’urgence angoissée vers la vérité de mon côté. Ceci dit sans volonté de hiérarchiser – rien de plus stérile. Juste pour dire que c’est aussi la différence entre nous qui est intéressante, enrichissante.

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        1. Malpoli, j’adore ce mot. 🙂 Oui les différences sont belles aussi, mais sans les échos, pas tant que ça.
          Si j’avais le don d’aller tout de suite au fond des choses, ce que j’appelle vision, je reboucherais mon stylo (enfin débrancherais mon clavier) très satisfaite et croyant avoir épuisé l’élan. Mais je n’ai pas ce talent, alors voilà, épaisseur. (Rien à voir, lesnarinesdescrayons a exprimé le désir de se procurer ton recueil elle aussi, et je m’en réjouis beaucoup !).
          C’est tard, je vais laisser tomber le poème qui me résiste et… aller faire la vaisselle (ce qui ne manquera pas d’intéresser tout le monde).

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          1. Et si la vérité était dans l’épaisseur, la chair du monde, plutôt que son fond ? Voilà le problème.
            Je suis chez mes parents ce weekend, donc lave-vaisselle et exil des poèmes. 😉
            Oh quelle bonne nouvelle pour narines des crayons ! Je dois d’ailleurs lui répondre !

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          2. La vérité est dans les deux, tu le dirais mieux que moi, et les deux aspects doivent être cultivés. Mais quitte à choisir, je trouve que les élucubrations sensorielles qui ne disent rien de précis sont 1) pénibles (j’espère les éviter autant que possible) 2) coupables de trahison. D’un autre côté, je comprends qu’aller très vite au fond des choses est effrayant, car les choses sont complexes et on a tjs peur de trop simplifier. Ou quelque chose de ce genre. Si j’étais maligne j’attendrais demain et un peu plus de perspicacité pour répondre. 😉

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          3. Merci. Je parlais un peu en général. Tu as raison, je suis crevée ! 🙂 J’ai hâte que les narinesdescrayons puissent lire tes nouvelles. 🙂

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          4. Ah je suis soulagée ! C’est toujours bien de parler mal du général, des ils et des on 😉
            Merci pour ta critique qui m’apporte deux lecteurs dont j’aime tant l’écriture : carnets paresseux et narines des crayons, quelle étrange papeterie soit dit en passant 😉

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          5. Hahaha ! Justement je me disais : ces commentaires sont publics, le lecteur de passage, s’il existe, va se demander dans quel asile d’aliéné il est tombé ! Aussi, que je cherche à te demander en mariage, ou bien que je fais callimero, alors que bien sûr entre deux moments de doute je crois dur comme fer à mon désir d’écrire. En tout cas, ton recueil mérite beaucoup de bons lecteurs !

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          6. Bats le fer tant qu’il est chaud ! Et quand il ne l’est pas, crois en nous qui croyons en toi.
            Si j’étais un lecteur de passage, je créerai immédiatement un blog pour participer à la folie ambiente.

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      3. Ben oui, quoi, pardonnez mon intervention in petto, mais j’aime aussi et ça pour éviter de cliquer sur le logo “j’aime” car si je clique en fait sur le logo, c’est que j’aime moyen à pas du tout et alors je n’écris pas de commentaire directo (pour la rime) alors que quand je ponds un commentaire, c’est que j’aime bien réellement.

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        1. Merci Anne et bienvenue dans la discussion ! Plus on est de fou plus on rit, et je le dis avec toute l’amitié due aux fous qui ne manient pas d’arme à feu. Je précise parce que de nos jours…

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          1. J’évite toujours (presque) d’immiscer un commentaire dans une discussion car en général (et peut-être va-t-on encore le vérifier, il apparaît plusieurs lignes après, et donc complètement hors de propos !

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        2. C’est tout simplement génial de détourner le j’aime en je n’aime pas 🙂
          Quant à moi, silencieuse de nature, sauf ici où frog a le don de libérer ma parole, si je mets j’aime à vos textes c’est sincère – et je suis parcimonieuse de ce logo loufoque qui affiche ma petite tête au bas des pages 😉

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  5. “Rien ne mûrit, rien ne se corrompt ni ne pourrit, rien ne meurt pour que vie s’ensuive. Aucun souffle de vent, aucun passage d’insecte ni d’oiseau ne vient répondre à la sollicitude des fleurs offertes à l’immobilité. Figés dans leur gloire, arbres et plantes drapent les coteaux d’une inoubliable beauté, hiératique et stérile, semblable sous sa polychromie à l’éclat exsangue des altitudes. Cependant, autant vous prévenir, ce spectacle se mérite : avant d’atteindre ce Printemps, il y a un Hiver à traverser. Mais à quoi bon les mots, vous verrez par vous-mêmes.” Un style aussi parfait que l’île qu’il décrit.

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    1. Merci ! Moi je me sens petite face à toi. Tu es bien plus intelligente que moi. Je crois que ce conte est d’ailleurs inspiré de tes nouvelles.
      Habitée, oui, cela je le sens très fort. Je me sens comme un vase ou une caisse de résonance. Je te sens comme une source vive, au chant imprévisible.

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      1. Oui, j’y ai reconnu un air d’Antilla et d’Isidora. On pourrait composer ensemble une mer (Méditerranée ?) imaginaire ponctuée de nos îles dérivantes.
        Selon ta métaphore, nous sommes complémentaires comme eau et vase, source et forêt. Et cela, je le sens comme je ne l’ai jamais senti, cette correspondance étonnante de nos âmes, pas semblables non, mais en écho.

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  6. Je n’ai pas de mots. C’est absolument incroyable, immense et bouleversant. Quelle pureté, quel souffle poétique! J’aime tant la fin que je trouve profondément juste…
    “De quel avenir voulions-nous être déchaînés ? Faudra-t-il périr dépecés par la nuit pour apprendre la douceur de la lassitude, le bonheur d’une vieillesse au coin d’un feu partagé ? Pour avoir voulu fuir une lointaine décrépitude, nous nous sommes tous livrés à la servitude de la terreur.

    Il adviendra de nous selon notre aveuglement.”
    Tout comme Joséphine, je me sens bien petite, c’est très agréable. Merci pour ce voyage à dos de plume et de beauté…

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  7. Eh bien c’est une excellente idée d’être venue rejoindre l’agenda ironique. La découverte de nouvelles plumes est toujours un moment particulier pour moi. Ici, la dimension est assez surprenante. L’art de l’écriture y est maîtrisé avec finesse et caractère. J’ai pris le temps de ma lecture. Et c’était bon. Merci 🙂

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    1. Merci beaucoup ! J’ai de mon côté aimé votre texte, vos belles illustrations. Celle représentant les oiseaux accentuant l’île m’a serré le coeur… Merci à vous aussi ! 🙂

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        1. Je voulais aussi dire que j’ai aimé le rythme de votre texte, le format de journal, le silence dans les phrases, autour des mots. Moi aussi c’est ce que j’aime, écrire avec le silence. Ca ne veut pas dire que j’y arrive.

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          1. Ah, la perception du silence… c’est rare de l’entendre. Merci beaucoup d’y avoir été attentive.
            Il y a pourtant des instants où il est perceptible dans L’île de l’éternel printemps. La dernière phrase résonne fort 🙂

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  8. Waouh ! C’est tout simplement magnifique, poétique et ça relève du conte philosophique, avec oui oui, on peut le dire, une “ironie du sort” et pas des moindres ! Je suis ravie de découvrir ta plume subtile et riche d’imaginaire ! 😉

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  9. Le sujet, dans un style très différent me rappelle un livre de Barjavel, le grand secret, je crois était le titre, car en effet si pas de mort, pas de renouvellement, pas de naissance ; très philosophique sujet, mais traité de telle façon, quelle écriture !

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    1. Merci beaucoup ! Je n’ai pas lu ce livre de Barjavel, mais j’en avais lu d’autres quand j’étais ado. Grand impact de La Nuit des temps sur la classe de troisième ! 🙂

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        1. Ah, je renouvelle alors mon remerciement ému. 🙂 Et j’ajoute que j’ai beaucoup aimé ton poème (je crois l’avoir écrit en commentaire).

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  10. Origo, c’est l’île où s’est retiré Victor Igo du temps de son exil au printemps d’Elbe ?
    Ou est-ce là confusionnitude de ma part ?
    Mince, c’est malin, Anne, je ne vais plus oser laisser un j’aime sans commentaire moi maintenant. 😉
    Génialissimo Madame Frog. Quelle belle inspiration.

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    1. Oui, dites donc, faut avoir le coeur bien accroché et les yeux pas trop en face des trous ! (Faut que je file chercher les enfants, merci d’être venu lire et commenter à votre tour !) 🙂

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      1. Moi, j’aime bien commenter, déjà parce que je suis inspiré et puis, parce qu’il est bon de partager… Alors, je dis “partager”… L’importatn, et ce n’est pas notre Carnets paresseux national voire mondial, qui me contredira… Enfin peut être que si mais bon… Synthétique !! Un bon commentaire se doit d’être syn-thé-ti-que… Sinon, si on commence à écrire encore et encore, combien d’enfants seront encore en garderie à 19h45, je vous le demande !!!… DOnc, d’un, être synthétique ! De deux, savoir où on va !! J’en ai vu des commentateurs parler à tort sans aller nulle part, ce qui peut amener des commentaires à rallonge que d’autres liront en espérant y trouver un intérêt… Peut être au bout de la ligne ???… Même pas !
        Cela m’est arrivé bien plus souvent que très souvent et c’est pour cela que je fais scrupuleusement attentino à respecter ces deux règles primordiales !

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        1. C’est fait, vous m’avez définitivement retourné le cerveau, comme on dit chez nous. Je ne suis pas de taille et m’avoue donc ici publiquement et définitivement vaincue. 🙂

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          1. S’avouer PUBLIQUEMENT vaincue, faut pas faire !! C’est un coup à ce que les autres le sachent !! Il vaut mieux, de mon expérience, s’avouer feutré-dans-l’alcovement vaincu, comme ça, ni vue ni connue !!!

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        2. Vous avez tout à fait raison, la patte, être synthétique est l’essence du métier. Si on ne l’est pas, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, c’est le marchand qui se moque de ses pommes (bio), bref, c’est l’entonnoir qui se moque de la charité. Syn-thé-ti-que ! L’encrier a parlé d’or, de myrrhe et d’encens et les rois mages n’ont qu’à aller se rhabiller, na !

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          1. De toute façon, les commentaires, il suffit juste d’avoir quelque chose à dire, que ce soit en synthétique ou en matière naturelle, comme par exemple le concentré de commentaire bio, le jus d’échanges d’opinion de chaussettes, l’encens acrylique qui fait l’essence des rois mages, la crème d’ornicar ou encore la poudre d’encre de son cœur de la question.
            En général les plus courts sont souvent plus concis, pas forcément mieux notés en rapport, car ils demandent davantage de temps de composition, à froid comme à chaud.
            Raison pour laquelle les clics limités à la partie supérieure des commentaires, sur le rectangle bleu porteur d’une étoile, qui n’est pas sans évoquer la question des étoiles, malgré l’inscription liked, semblent les plus succins mais à priori davantage commentés dans leur essence significative primaire, avec l’extension vers le secondaire voire le

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  11. J’ai enfin trouvé ton blog, et par un curieux hasard, après de nombreux clics infructueux, j’ai atterri sur cette page. J’ai commencé par lire les interminables commentaires, il faudra que je lise ton texte : s’il a reçu tant d’hommages, c’est donc que sa lecture est indispensable !

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    1. Bonjour Alphonsine ! Je suis désolée que tu n’aies pas trouvé le bon lien plus vite, je ne sais pas ce qui a bien pu se passer.
      Indispensable, je ne pense pas, mais je suis reconnaissante que la lecture de mon texte ait fait plaisir. D’ailleurs je trouve que tous les textes de l’agenda ironiques ont été plaisants à lire ! En tout cas, bienvenue dans mon blog ! 🙂

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