Northern light

So here I am, back in the North ! 🙂 I haven’t written anything in English for a while, except a little song (to which I haven’t found the tune), but feel it is the language for this lighthearted blogpost.

I love the North of England. Its landscape of hills and moors is beauty and light, no matter what ignorant people say. Northern light, yes, and therefore whiter, thinner, sharper, dearer. Nothing to do with that irresistible Mediterranean wave which either knocks you down straight or doesn’t even bother to do so as it just goes through you, body and soul, leaving you on a shore beyond the known world, somewhere between life and afterlife. Up here, it pierces between two clouds (or armies of them), accurate and determined as the tip of a pencil, redraws everything around you, awakens your mind, sharpens your sense of being in a precise place, at a precise time, in charge of a precise task. Light of a chilly texture, carrying memories of long winters and pale everlasting summers, in tune with the people’s temperament – those I have met often seemed to be trying, by working long and hard, to resist an acquaintance with despair or an urge to fight.

When I was teaching in Kent, I met too many 18 year old boys who had never been anywhere North of Oxfordshire and imagined Birmingham as the gate of Hell. I found that shocking and either hilarious or sad.

My in-laws’ house, like all the houses in the neighbourhood, has very large windows, trying to catch that light. Inside, the walls are white. On beautiful days, it is a bit like sailing in a cloud. On rainy days (and boy can it rain in Lancashire !), it feels like being in a boat struggling through a storm – therefore, a sense of adventure (at least for people who are only passing by, like me, knowing they will soon retreat to some Southern shelter).

The highlight is the garden. Beau-papa tends to the plants and Belle-maman feeds and counts birds, hedgehogs, butterflies. Here I have met my dreamed England of the RHS and the RSPB (Royal Horticultural Society, Royal Society for Protection of Birds). I used to love stones, cities, marble-made memories, mineral landscapes. England opened my eyes and senses to the living world, and changed my life.

Here are some of the garden residents. Hope you enjoy them.

 

 

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20 thoughts on “Northern light

  1. C’est magnifique ! Quelles sont ces fleurs comme de papier aux longs pétales détachés ?
    Cette lumière amie du Nord, bienveillante et fraternelle, faite toute belle, qu’on invite à entrer par de larges fenêtres et attend tout le jour et le suivant si nécessaire, elle n’apporte que clémence et accord, alors que dans le Sud on s’en protège et la chasse, avec persiennes, patios, parasols et éventails, elle menace de priver d’air et d’eau, ce n’est plus une invitée mais une souveraine, mais elle fait des rêves intenses, comme brulés à leurs bords, obscurs brodés de clarté. Je crois que c’est l’une des choses qui m’a le plus frappée entre le nord et le sud, la face terrible ou bonne du soleil.

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    1. Merci ! Une souveraine, exactement, et nous rasons les murs dans la crainte d’être désignés et mis au pilori de Midi. Je reconnais les rêves dont tu parles si bien, la face noire du soleil… 🙂
      La fleur blanche est celle du magnolia stellata, que par ici les jardiniers préfèrent de loin au magnolia grandiflora qu’on voit partout en France : plus subtil, avec ces fleurs qui vont si bien avec cette lumière nordique. Tu as raison de parler de cette attente à la fenêtre. Ici, on passe beaucoup de temps le nez en l’air à interroger les nuages. Dans le Sud, qui s’y risquerait ? En même temps, on l’attend sans l’attendre, on court, on marche, on travaille sous la pluie, sans perdre de temps, en se disant “Don’t wish your life away”.

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  2. J’adore la pluie. Courir sous la pluie. C’était très drôle en Sardaigne de voir le monde s’arrêter lorsqu’il pleuvait. Plus personne aux cours du soir, dans les restaurants, les boutiques, les rues. Les gens parlaient ensuite de la pluie comme d’un passage de sauterelles. Et ça les mettait dans une humeur ! Comme si elle pénétrait jusqu’à leurs os. J’avais la ville pour moi.

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    1. Merveilleux ! Oui, c’est une joie de pouvoir observer une terre et ses habitants avec l’œil d’un habitant de passage (ce qui n’est pas tout à fait la même chose que d’être un touriste) ! Ici, comme dans le Kent, je suis un peu chez moi, mais pas tout à fait. Peut-être comme toi en Sardaigne. Distance amusée, attendrie. 🙂

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    2. Courir et danser sous la pluie est une grande joie. Mais profondément méditerranéenne. C’est quand la pluie est forte mais brève que ce plaisir est donné. Quand elle est lancinante et perpétuelle, bruineuse, danser sous la pluie se fait moins agréable.

      A mes yeux, du moins.

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      1. Vous avez raison. Je crois qu’il ne viendrait à l’idée d’aucun Lancastrien sobre de danser sous la pluie précisément pour profiter de la pluie. Il pleut si souvent qu’il n’y a rien de remarquable à être trempé. Mais après quelques bières, on se laisse persuader. 🙂

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      2. Comme je vous comprends maintenant que je suis sous un ciel bas et uniformément blanc. Un plafond fraîchement repeint sans même un angle où loger son regard. 🙂
        C’est la pluie tempête qui donne envie de danser parce qu’elle est rythmée et presque cosmique. On a l’impression qu’elle tombe et frappe à la fois à l’intérieur du corps et sur le monde.

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  3. Exactement, amusement et tendresse. C’est l’avantage de vivre à l’étranger, on prend les choses moins au sérieux, travers et qualités, peut-être parce qu’on s’en sent moins responsable.
    En Angleterre tu as sûrement un jardin bien plus vert qu’il ne le serait près de la Méditerranée ! Mais les jardins du Sud ont des arômes, des senteurs, c’est presque entêtant, je me demande si c’est lié à la sécheresse.

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  4. Je parlais à une dame tunisienne qui a une maison et un beau jardin à Djerba. Elle en parlait comme d’une corvée – oh non, je ne m’occupe pas tellement des oliviers, sauf pour l’huile. Et moi, les yeux hors de la tête ou presque, à rêver de son jardin. Mais tu as raison, à chaque terre ses plantes, ce qui compte c’est cette harmonie d’un climat et de ses manifestations vivantes.

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        1. Ah, je crois que je me suis trompée en tapant l’adresse email ! J’ai mis un point entre le prénom et le nom… Je recommence donc. J’espère qu’il n’y a pas d’autre Joséphine Lanesem…

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