Attendre le soleil

Trois jours à Toulon et toujours pas de soleil. Ca ne fait rien, j’aime être ici, la double vue sur la mer laiteuse par les baies vitrées de mes parents. Les ferries vont et viennent, témoins d’une Corse qui subsiste dans la brume, d’une Sardaigne vacillant à l’horizon de la conscience.

Toujours pas de soleil. Ca fait quelque chose quand même.

Comme entrevoir le visage du grand amour dans le reflet d’un miroir lui-même reflété sur une vitrine, se retourner sans pouvoir déterminer dans quelle direction de la réalité il se trouvait, s’embrouiller dans le complexe tracé des angles, dans une trame de rais. Amour, je sais que tu es là, montre-toi.

Ou comme le croiser dans une soirée où chacun des visages, des noms, des voix, des histoires colportées, jusqu’à chacun des verres et des petits fours patientant sur la nappe empesée, semble plus intéressant que soi. Et l’on ne sait que faire de cet irréductible sentiment, de cette foi absurde logée en son ventre, que le destin est de vous faire vous rencontrer et vous aimer.

Ainsi la Méditerranée dans son voile de grisaille, me refusant son sourire.

Elle peut ne pas sourire, je demeure là en amour.

Et voilà qu’au moment de publier ce post, les nuages s’ouvrent…

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Author: Frog

French and Vietnamese, living between England, France, and an often-dreamt Mediterranean, where my heart dwells.

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