En allant à l’école

En allant à l’école, j’ai vu le paradis
Vert et argent, traversé de vastes ondes
Sur le sentier les écoliers
Ont dû semer autant de rêves

Va, danse sur la houle
Mon coeur écartelé

Sous la lumière étincelante
Mais qui doute de l’été
Une pointe de fraîcheur comme un papier de verre
Invite au dessillement

Va, danse sur la houle
Mon coeur écartelé

Et je verrais, si j’avais des yeux
Sur la crête des vagues et au creux des sillons
Les lignes où se révèle toute nue
L’énigme indéchiffrée

Va, danse sur la houle
Mon coeur écartelé

Le vent les trace patiemment
Empruntant aux blés leur murmure
Qui ne dit plus la comptine du temps
Mais bien la Note unique et profonde

Va, danse sur la houle
Mon coeur écartelé

Au resplendissement
A la morsure de la beauté
Je perçois l’ange présent
– Oh, si j’avais des yeux !

Va, danse sur la houle
Mon coeur près de sombrer

Advertisements

2 thoughts on “En allant à l’école

  1. C’est magnifique ! et tellement proche de ce que je perçois. On dirait que tu es avec moi, quand je monte chaque matin la rue qui me mène au collège, cette rue bordée d’arbres et des derniers champs que la ville n’a pas encore mangés….

    Like

  2. Merci Chloé ! Je suis contente de celui-ci. Il dit ce que je voulais dire, et la preuve en est que tu as perçu la même chose. Aller à l’école le long d’un champ – mon coeur débordait de gratitude.

    Like

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s