Bric-à-brac

Je n’ai rien d’intéressant à dire mais je vais le dire quand même. C’est mon blog après tout, je peux raconter n’importe quoi.

1. Il est très pénible de ne pas avoir le droit de se moucher quand on a un rhume. Essayez. Tout ça parce qu’on m’a fait un petit trou dans l’os du nez, pour laisser passer les larmes.

2. Je me demande ce qu’il faudrait pour que cet imbécile de Sasuke comprenne qu’il ne sert à rien d’entretenir la discorde. Est-ce qu’on ne pourrait pas échanger les frères ?

3. L’automne est arrivé : belle lumière, froidure.

4. Saurai-je faire mieux que les parents du jeune G., qui le laissent aller à la dérive dans la vie, avec moult encouragements à ne prendre aucune décision et à ne suivre aucune direction ? A quel point est-on responsable du malheur de ses enfants ?

5. J’ai fini Belle du Seigneur et j’ai fini par comprendre, étant un peu longue à la détente, qu’il ne s’agit pas d’une histoire d’amour. Il y a dans ce roman multiple un récit édifiant sur la nature lamentable de la passion humaine et le carambolage qui l’attend. Les longues tirades sur les divers genres de babouinerie (adoration de la force qui est pouvoir de tuer, on le saura) m’ont un peu tapé sur les nerfs. J’ai surtout aimé les pages où Solal se laisse aller à rêver, méditer ou délirer sur le destin des Juifs, hérauts de l’antinature, et sur sa propre fascination pour l’Eternel qu’il révère sans croire en Lui. J’ai beaucoup, beaucoup ri du regard de Mariette sur le couple clownesque de ses maîtres (le coup des sonneries de cloches dans leur villa d’Agay, à mourir de rire), des habitudes hélas bien reconnaissables du mari (“il était cocu dans le ventre de sa mère”, Mariette), des tics de la Chameau (la mère Deume), de la fantaisie débridée des cousins juifs. Je ne suis pas sûre que la structure très lâche du livre, ou la multiplication des thèmes qui ne s’entrecroisent pas toujours, soient très réussies, mais peu importe – je ne l’ai pas lu avec assez d’attention pour me prononcer vraiment. Je dois dire que pour un livre bavard qui aime la répétition, c’est un livre qui bavarde et se répète avec panache. Mais je ne le mettrai pas dans la liste des dix bouquins qui vous ont marqués dont tout le monde se fend sur Facebook ces jours-ci. Je suis assez partagée, comme Solal d’ailleurs, sur le sens ou la valeur de tout ça, et en même temps charmée. Solal, il est un peu comme la psychanalyse, on ne peut pas le prendre en défaut, il maintient tous les points de vue en même temps. Infaillible mais brouillon.

6. Oui mais bon, est-ce que ça veut dire que je vais vraiment devoir reprendre et finir Frankenstein ?

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One thought on “Bric-à-brac

  1. Je suis contente de te lire.
    J’ai mis ton poème Lullaby dans mon sac à main. Comme ça, je l’ai un peu tout le temps avec moi.

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