A la découverte de Gardeners’ World.

Varicelle, quand tu nous tiens ! Hélas, la mauvaise humeur de ma fille me condamne à rester assise dans le fauteuil – si je vais dans la cuisine, ça râle, si je vais dans le jardin, encore pire.

Je viens donc de passer deux jours (ou trois ?) à regarder des épisodes de Gardeners’ World sur la BBC.  Ma nouvelle idole est donc Monty Don et j’en viens à me demander comment j’ai pu vivre tant d’années sans lui. Pour ceux qui ne le connaitraient pas (je veux dire pour vous autres mes compatriotes, car il est impossible qu’il se trouve un Britannique qui ne connaisse pas Monty Don), le présentateur de cette fameuse émission de jardinage de la BBC – que dis-je, de cette institution nationale – est un grand type bien bâti, bientôt sexagenaire, et heureux propriétaire d’un magnifique jardin qui doit faire 100 fois la taille du mien. Wikipédia m’apprend qu’il n’est pas un jardinier professionnel, mais qu’importe, puisqu’il prend merveilleusement la pose, un pied sur la pelle, le visage buriné juste ce qu’il faut, à la manière des cowboys des pubs Marlboro de mon enfance. J’oublie le chien au poil luisant installé à ses côtés, prêt à bondir à sa suite le long des allées.

Enfin, ce n’est pas pour son look que je le regarde – ah, si seulement j’avais su plus tôt que faire de mes tulipes après la floraison, ou comment réunir les conditions idéales à la culture des agapanthes !

J’espère, cela dit, que l’humeur de ma fille va rapidement s’améliorer, car j’arrive à la fin de la série et n’ai aucune intention, malgré les supplications de mon fils (ou ses ordres), de regarder les courses automobiles.

En attendant d’avoir plus de liberté de mouvement, je rêve des plantes que je devrais recevoir dans une dizaine de jours et qui, je l’espère, arrangeront l’aspect désolé de mes parterres où se dressent lamentablement les tiges des tulipes dont les fleurs ont passé. En voici la liste, pour le plaisir d’égréner des noms de plantes, auxquels je trouve une qualité musicale (et puis c’est rigolo comme un semblant de latin donne au jardinier débutant et ignorant que je suis le sentiment de faire partie du club) (et tiens, cette phrase me fait penser à une amie féministe, quel est le féminin de jardinier ?) :

Brunnera macrophylla Jack Frost

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Astilbe Rheinland.

© Royal Horticultural Society

Heuchera Beauty Colour

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Hosta June. 

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© Peter Laughton

Hosta Clifford’s Stingray

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© Peter Laughton

Helleborus Blue Metallic Lady

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© Peter Laughton

Hepatica Transsilvanica Blue Jewel

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© Peter Laughton

La plupart de ces plantes ont été choisies pour leur feuillage. Il me semble que choisir une plante pour ses feuilles et non plus pour ses fleurs est un signe de maturation pour un nouveau jardinier. Je m’autocongratule donc. Je sais que je serai moins fière dans quelques temps : certaines de ces plantes sont les mets de choix des gastropodes haïs qui se fichent ouvertement de ma figure.

N.B. Je précise que les photos viennent du site Plantify.co.uk où j’ai acheté les plantes (y compris mes érables).

P.S. Je crois avoir trouvé le titre du blog. La photo d’en-tête est d’une allée à Mount Ephraim’s Garden, un merveilleux parc pas loin de Canterbury.

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