Nœud

  Nos gorges ont en partage un nœud dans le bois de l’amour que la saison noircit pensive par les eaux gelées - un nœud comme un bourgeon un bourgeon comme un poing suspendu à mi-route de son explosion    

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Ecrire

Ecrire ? Et quoi ? Aucune question ne loge chez moi Etale comme un lac où ne rôderait pas même la menace de l’ombre, s’il fait beau je suis bleue un silence ébloui et s’il pleut… je ne sais L’hiver je tends l’oreille et le monde se tait L’été le monde crie indistinct et glorieux … Continue reading Ecrire

Je lis

Je lis les poèmes d’une amie dans le petit matin gris sur la couverture deux saules bleus se penchent sous l’arche de leurs pleurs feinte de pluie d’été une lumière vive passe une barrière derrière certainement, un champ un alpage un pâtis un invisible pré toute aile déployée une preuve du vent le petit matin … Continue reading Je lis

Trying

And so my parents left Toulon, on the Mediterranean coast. They now live in a small prettyish town on the river Seine. Black alders grow on its banks, tall poplars heavily laden with gleaming mistletoe. There is a cold and beautiful medieval collegiate church which looks like Notre-Dame-de-Paris’ little sister. It is very far from … Continue reading Trying

Voie

De toi-même tu ne sais rien. A peine l’existence t’a-t-elle effleurée – trop peu pour que tu aies pu te mouler à sa forme. Au je que tu prononces, quelques voix font l’aumône d’un tu. Si d’aventure il te semble y percevoir plus qu’un écho de convention, la curiosité aussitôt te tourmente ; tu brûles … Continue reading Voie

Optique

Une réflexion venue il y a plusieurs jours, que j'ai laissé filer et peine à retrouver. Plongeon dans le champ par matin de soleil. Octobre défend encore la digue. L'air est tendre. Le regard vague, égaré dans les ondes d'une lumière verte, vive, qui s'abstrait à la vue et s'adresse au toucher. Le sommeil tient … Continue reading Optique

Khôlle

A la Maîtresse W. J’ânonnais encore lorsque le diagnostic tomba : Lecture de myope. Mes œillères de sourde frémirent Fossiles de branchies Exsangue sur la civière où bavait son sang D'encre Céline - Louis-Ferdinand - résistait Sans un mot (le croirez-vous) Stoïque ou ahuri A l’égratignement de ma vénération Du démon torrentiel de sa langue … Continue reading Khôlle

Lucidité

Je lis un livre sur Philippe Jaccottet (Une poétique de l'insaisissable de Jean Onimus, chez Champ Vallon). Je suis frappée de ce que cette écriture soit si souvent une façon de soupeser le pessimisme, de rendre compte d'un doute qui ronge obstinément (et parfois de le surmonter - temporairement) et qu'elle mérite pour cela d'être qualifiée … Continue reading Lucidité

Un autre blog

Invitée à partager les textes et en particulier les poèmes qui me nourrissent, j'ai décidé de ne pas charger davantage ce blog et d'en ouvrir un autre, Constellation. Vous y êtes les bienvenus si le cœur vous en dit.