Questions à Jean-Yves Masson

Un entretien avec Jean-Yves Masson sur le blog Littérature Portes Ouvertes de Gabriel Grossi. Des mots qui dénouent la gorge et rendent clarté et consistance à ce qui s’effrite. Jean-Yves Masson est un poète français contemporain dont j’aime beaucoup l’oeuvre. Né en 1962 en Lorraine, il a publié, depuis les années quatre-…Questions à Jean-Yves Masson

Epistémocrates de tous pays…

Un article salutaire d’Alain Lecomte du blog Rumeur d’espace, que je me permets de rebloguer ici (le titre est savoureux !). Il y rend compte de sa lecture du numéro 86 de la revue Cités, “La Langue sous contrôle”. Remettons les points sur les i concernant les manipulations moralisatrices et complètement farfelues que l’on fait subir à la langue dans le cadre de la révolution culturelle actuelle.

Rumeur d'espace

Hasard des lectures en ce mois de juillet: l’intéressant numéro de la revue Cités (Philosophie, Politique, Histoire) le numéro 86, paru sous le titre La langue sous contrôle?, dans lequel interviennent Sonia Branca, Liliane Sprenger-Charolles, Marc Hersant, Yves-Charles Zarka etc. collaborateurs habituels, mais aussi Yana Grinshpun, François Rastier, Jean Szlamowicz, et qui contient une interview de Jean-Claude Milner (par Isabelle Barberis et Franck Neveu) ainsi que la recension du dernier livre de Pierre-André Taguieff sur «L’imposture décoloniale». C’est surtout pour le titre et pour Milner que je l’avais acheté, mais je n’ai été déçu par aucun des articles. Sans être forcément d’accord avec toutes les positions exprimées, on doit leur reconnaître au moins le mérite d’êtres roboratives. La problématique générale est celle d’une opposition à des mouvements qui tendent aujourd’hui, en tout cas dans le monde intellectuel et universitaire, à imposer leur loi en dépit, semble-t-il, de toute scientificité…

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Semonce de l’été

Holly Mount Orchard Voici la semonce de l'été. Il importe peu que ce soit ici une petite ville qui, se dépeuplant de ses étudiants, se prépare à l'assoupissement - banlieues mélancoliques, métropoles trop sûres d'elles, vallons d'herbes et d'oiseaux, l'appel est le même. Le fond de l'air a une odeur de résine et de feu…

Ton coeur (récit de rêve)

De ce rêve dystopique, je ne m’éveille pas soulagée de retourner dans une réalité plus riante, car je sais que ce à quoi j'échappe demeure pour d'autres une prison bien réelle hier, aujourd'hui, demain.Je suis avec un jeune homme (la nature de notre relation m'échappe, sommes-nous amis, vagues cousins ?) de sortie dans un grand…

Up Hawkshaw Lane

Evening walk up Hawkshaw Lane in a warm breeze. A few blackbirds perched on the lines sing the day's lullaby. It was a summer's day, a blustery and dazzling day, full of kites, cotton-grass and buttercups. Holcombe Hill cotton-grass Now there are only two of us, and we leisurely follow the lane up towards the…

Transcendance, mémoire, espérance

Titre trop prometteur pour un texte qui n'explique, n'éclaire ni ne synthétise rien. Il reprend seulement les thèmes traités par les derniers articles de Joséphine Lanesem, dont la lecture éblouie me donne envie d’écrire. Rien qu'une divagation personnelle, comme toujours, puisque je ne suis pas vraiment capable de plus. Lire Joséphine, c'est venir présenter à…

Irène et Madeleine

"Nous sommes le courage l'une de l'autre" est le thème issu du féminisme radical coréen que propose Joséphine Lanesem pour l'Agenda ironique de ce mois-ci. Nous sommes invités à inclure des anaphores et des chiasmes dans nos textes. Prise par le temps, j'ai retravaillé un bout de roman laissé de côté. C’est toujours l’histoire d’Irène,…

Des lieux – Ben Howard’s places

Moment désoeuvré. Je prends quelques minutes pour écouter une interview récente de Ben Howard. Comme d'habitude, il est aussi doué pour ce genre d'exercice que moi pour les entretiens d'embauche. Mais voici qu'au détour d'une hésitation, il se laisse prendre à la question de celui qui l'interroge, et se met enfin à parler. "... I…

Graines

Voici qu'en me baladant dans les notes qui trainent dans mon téléphone, je tombe sur des phrases jetées là comme des graines dans les sachets de papier où elles attendront le printemps et une pincée de terreau. Mais je doute du lendemain, et je doute de ma mémoire. J'ai désormais assez vécu pour savoir que…

Indoor gardening (2)

And while snow and ice are burying the few flowers that had appeared in my garden (essentially hellebores, nothing else yet)... The little soufflés have risen.More snow fell last night... ... I keep myself busy with my indoor friends. After my last post on the subject, a very kind reader and neighbour came and gave…

Snow

For the first time since the Beast of the East, we have snow in Canterbury. Instead of the jewel colours of iris reticulata, we have this: Night glows with the blue Arctic winter daylight. How I wish my camera could capture it. Day dazzles and speaks of far-away mountain peaks one could see, faint in…

Avant la nuit

Ce n'est pas une sonde qui descend, radar en éveil, mais un soudain lest qu'un accident détache. Sa chute brutale mord au passage la chair qui se crispe. Ca tombe, tombe, tombe, et la béance croît. Au fond s'ouvre quelque abîme obscur où se noie le cri de la matière pulvérisée. Aussitôt le gel de…

Sentinelle

A la fenêtre. C'est une nuit que traverse une vallée.Au-delà, le flanc des montagnes : nuit plus dense, et grosse, à la pointe de son encre, d'une germination. Le jour.A la fenêtre - livrée.D'autres iront sur les sentiers conquérir le cousinage du ciel par la croix de l'aigle appelés à jauger l’altitude de leur destin.D'autres…

A la Tour d’Ecthelion

"For the fashion of Minas Tirith was such that it was built on seven levels, each delved into the hill, and about each was set a wall, and in each wall was a gate." Vois-tu ce pinacle de lumière, au faîte de la Cité Blanche ? Jaillissant des ailes battant d’un millier d’oriflammes, ancrant la Tour…

Par la voix de Chloé Landriot

Mon amie Chloé Landriot, dont j'ai présenté deux magnifiques recueils de poésie, Un Récit et Vingt-Sept degrés d'amour, me fait la surprise et l'honneur de lire deux de mes poèmes dans le cadre d'une des pauses poésie qu'elle organise régulièrement à la Couveuse - Maison Pour Tous de Chadrac. Confinement oblige, les poèmes voyagent désormais…

Colonies

Pays obscur de la mémoire, pays à trappes et à trous, dense comme la moisissure sublimant le fruit qui s'émousse, comme la forêt depuis le seuil où l'on hésite. Par-dessus s'étend la fine strate que l'on nomme le présent, pour aller vite, et sur lequel on avance pas à pas, tâche après tâche, les uns…

Indoor gardening

... or is it ? It wasn't so long ago that I thought houseplants were not really plants, and I considered the growing craze for indoor vegetation as a mere consumerist pursuit, like others, guided by fashion. One would covet the it-plant (ficus lyrata, anybody ?) in the same way as the it-bag (I would…